Formation Doctorale en changement climatique du programme WASCAL : La 2ème promotion voit le jour

6 jeunes doctorants (tous moins de 40 ans) dont un Nigérian, un Nigérien, un Togolais, une Gambienne, une Ivoirienne et une Béninoise ont soutenu du vendredi 31 janvier au lundi 3 février 2020 à l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou, leurs thèses de doctorat en Changement climatique et Agriculture dans le cadre du programme WASCAL, financé par la coopération Allemande.

WASCAL (Centre Ouest-Africain de Service Scientifique sur le Changement Climatique et l’Utilisation Adaptée des Terres) est un Centre de recherche climatologique de grande envergure ayant pour mandat d’a ider à lutter contre le changement climatique en Afrique de l’Ouest. Il est créé par ses pays membres dont le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Togo et le Cap-Vert avec l’appui du Ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF), pour accroitre la résistance des systèmes socio-écologiques au changement climatique et à la variabilité accrue du climat. Pour ce faire, WASCAL se propose de renforcer l’infrastructure et les capacités de recherche dans le domaine du changement climatique en Afrique de l’Ouest en mutualisant l’expertise de 11 pays de la région et celle des institutions allemandes. Chacun des pays membres possède et pilote un programme spécifique de formation  en lien avec le changement climatique.

Le programme de formation piloté par le Mali est CC&Agric (Changement Climatique et Agriculture). Et c’est l’IPR/IFRA de Katibougou en partenariat avec l’Université de Cape-Coast du Ghana et l’Université des Sciences, des Techniques et Technologiques de Bamako (USTTB) qui est chargé de l’exécution de ce programme au Mali.

La première promotion du programme CC&Agric devrait soutenir au Mali. Mais à cause de la crise qu’à connu le pays en 2012, la formation a été délocalisée à l’Université de Cape-Coast du Ghana. Cette 1ère promotion a soutenu en 2016 au Ghana. Ce programme (CC&Agric) vise à former des spécialistes capables de mettre au point et de conduire des stratégies d’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

Ils étaient 10 candidats dont les dossiers de candidatures ont été retenus pour la 2ème vague de formation doctorale en changement climatique et climatique démarrée en 2016. Sur ces 10 doctorants, 6 ont pu soutenir leurs thèses devant leur jury respectif du vendredi 31 janvier au lundi 3 février 2020 au siège du programme à l’IPR/IFRA de Katibougou. Le Directeur Général de l’IPR/IFRA de Katibougou, Dr Lassine SOUMANO était présent à l’ouverture des soutenances de cette 2ème promotion formée au Mali. Il avait à ses côtés pour la circonstance, le Coordinateur du programme WASCAL au Mali, Dr Yacouba DIALLO, enseignant-Chercheur à l’IPR/IFRA et son Adjoint, Pr Moussa KAREMBE de l’USTTB.

Dans ses mots d’ouverture, le D.G de l’IPR/IFRA de Katibougou n’a pas manqué de manifester toute sa fierté entant que Directeur Général de l’institut qui a été au centre de cette formation doctorale au Mali sur le changement climatique et Agriculture. Il a adressé ses vifs remerciements à l’endroit de l’équipe chargée de la coordination du programme pour la qualité de l’accompagnement, aux encadreurs pour la qualité de la formation, au Bureau Exécutif de WASCAL au Ghana ainsi qu’au principal partenaire technique et financier du programme  qu’est la République Fédérale d’Allemande pour le financement. Mêmes remerciements et salutations faits par le Coordinateur du programme à l’endroit de tous les acteurs impliqués directement ou indirectement dans la mise en œuvre de ce programme au Mali.

CHINEDU EMMANUEL EZU écoutant les membres du jury après sa présentation

Le 1er doctorant qui a soutenu sa thèse, s’appelle : CHINEDU EMMANUEL EZU de nationalité nigériane. Son thème : « Action de gênes et réponse nétérotique des variétés élites de maïs dans des conditions de croissance variables dans la zone agroécologique des forêts tropicales du Nigéria ».

Il a été suivi au compte de la première journée par Hassane Zakaria du Niger qui avait pour thème de thèse : « La production des hybrides de mil en Afrique de l’ouest pour une productivité élevée en grain et des teneurs en fer et en zinc pour l’adaptation aux changements climatiques et l’alimentation humaine.».

Hassane Zakaria du Niger en pleine présentation de sa thèse au jury

Pour la journée du samedi 1 février 2020, elle a été marquée par la présentation du Togolais, Daku Elidaa Kossi sur « L’Evaluation des pertes et dommages induites par le stress d’engorgement et de submersion sur le maïs dans les conditions naturelles typiques du Sahel Ouest Africain » et de la Béninoise, Gloriose Allakonon sur « L’Évaluation de l’irrigation par déficit et l’irrigation supplémentaire comme stratégie de gestion d’eau pour améliorer la productivité du maïs au Benin. ».

Daku Elidaa Kossi du Togo                                                      et                                         Gloriose Allakonon du Bénin

C’est les présentations de Touré Howélé Michaëlle Andrée Célestine de la Côte d’Ivoire et de la Gambienne BOJANG Fatou qui ont clôturé ces soutenances de thèse du programme WASCAL au Mali. Howélé Michaëlle Andrée Célestine avait pour thème : « Développement de la bactériose vasculaire du manioc dans les zones agroécologiques de la Côte d’Ivoire ». La Gambienne quant à elle a travaillé (thème) sur « l’Évaluation des impacts du climat et des pratiques de gestion sur le rendement de variétés sélectionnées en Gambie.».

Soutenances de la 2ème promotion de formation doctorale du programme WASCAL au Mali

Ce qui est important à retenir dans ces soutenances de la 2ème promotion de  formation doctorale du programme WASCAL au Mali c’est qu’il y a eu 2 cas de retards non justifiés  (un Burkinabé et une  sénégalaise) et deux cas d’empêchements pour raison de congé de maternité (une Ghanéenne et une malienne sur les 10 doctorants retenus) par le programme. Selon Dr Yacouba DIALLO, ces deux dames (la ghanéenne et la malienne) pourront soutenir dès la soumission des rapports de thèses. La 3ème promotion a démarré déjà avec les cours introductifs du système climatique à  l’Université de Cape-Coast (UCC) du Ghana et vont poursuivre les cours  l’IPR/IFRA de Katibougou courant mars 2020. Selon lui, le Mali a deux candidats doctorants dans cette 3ème promotion. C’est pour combler le vide laissé par l’absence de candidat pour le Cap-Vert (le dernier pays adhérent).

Source: Cellule de Communication de l’IPR/IFRA de Katibougou

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